Au s[eu/o]il de la concentration
À propos des Sols, Jean Dubuffet écrit : « Pour les spectacles, ce sont les plus simples et communs qui m'attirent le plus. Nul besoin d'aller loin chercher des raretés, tout est là devant votre nez ou par terre à vos pieds. On y trouvera tout ce qu’on cherche, sans avoir à se déplacer. Je suis un touriste d’un genre particulier : tout pittoresque m’incommode et c’est là où il est le plus absent que s’éveille mon émerveillement. »
C’est au contact de la théorie de William James, qui affirme que « l'expérience est un pur chaos sans intérêt sélectif », que les s[eu/o]ils émergent. Coincés entre le chaos de l’information et l’émergence d’un focus. Des marques s’accumulent et colonisent le support jusqu’au moment où elles commencent à dominer la surface.
Que se passe-t-il quand plusieurs centres d’intérêt concourent à absorber et diriger l’attention ? Que se passe-t-il sans aucun intérêt sélectif ?À l’image des sols qui se trouvent sous nos pieds, les s[eu/o]il sont des milieux d’où la concentration peut émerger sans chercher être canaliser.